Un bon thérapeute ou accompagnant ! comment s’y retrouver ?

Sophrologie et Vie quotidienne

Travailler avec un bon thérapeute peut entraîner des changements radicaux et très positifs dans notre vie, mais la route menant à la « bonne » personne pour nous peut parfois être longue, voire sinueuse.

Prendre la décision de consulter n’est déjà pas une chose facile, mais bien choisir cette personne ajoute un défi supplémentaire ! Nous devons vraiment faire preuve de discernement.

Ce d’autant qu’actuellement nous assistons à une vague déferlante de thérapies et méthodes en tous genres : Sophrologie, Kinésiologie, Aromathérapie, PNL, Coaching, Hypnose, EFT, Méditation, Rebirth, AIT…

Difficile de s’y retrouver  !

Et surtout comment faire pour trouver quelqu’un de solide et compétent ?

 

Opportunisme pour certains, révélation soudaine pour plusieurs après 3 mois de pratique, passion de toujours pour d’autres encore… Nombreux sont ceux qui cherchent aujourd’hui à fuir leur activité professionnelle pour se lancer, RAPIDEMENT, dans un nouveau métier d’accompagnant; pour le plus grand bonheur, surtout, de certains centres de formation qui multiplient et rivalisent de formules de plus en plus expéditives.

Bien souvent ce sont des personnes qui, n’ayant pas assez de consultants, se reconvertissent dans la formation : qui de sophrologue, qui de coach, qui de… Et si on ne réussit pas en tant que coach, alors on va apprendre aux autres à le devenir ! Il y a tant de désespérés qui veulent vite changer de métier. Et peu importe de ce qu’il advient sur le terrain, peu importe si cela nuit aux patients-clients autant qu’à tous ces nouveaux formés rêvant d’eldorado. Le tout, y compris, au risque de noyer et décrédibiliser ce qui, vraiment, relève du sérieux.

Bien sûr c’est le constat tragique, dans le meilleur des cas, du mal être profond de gens qui veulent s’en sortir, et dans le pire d’un certain manque de valeurs et d’éthique.

Est-ce un bien, est-ce un mal ? Je ne suis ni là pour juger, ni critiquer, mais simplement observer autour de moi.

 

Le fait est là. Ainsi retrouve-t-on sur la place :

– des personnes travaillant depuis des années sur elles, très sérieusement, et le maçon qui s’est formé à l’arrache en 6 mois parce qu’il n’en pouvait plus de son job.

– des formations en 6 mois (voire moins) à la sophrologie, qui n’en porte que le nom d’ailleurs, et la formation originale de 4 ans telle que conçue par son fondateur.

– ou encore des personnes qui ont cessé le travail entrepris avec sérieux sur elles au départ, emportées par une difficulté personnelle ou finalement un manque d’intérêt de fond…

– mais aussi de merveilleuses âmes dotées de très belles qualités, parfois même de façon quasi-innée !

 

Un patient n’attend certes pas que son thérapeute soit infaillible et parfait, mais sans doute qu’il soit solide, équilibré, inspirant, qu’il ait lui-même réalisé le chemin qu’il propose, et qu’il se montre honnête quant à ses limites.

Ainsi la qualité d’un professionnel de la relation se mesure-t-elle autant à son savoir-faire qu’à son savoir être, à la façon dont, lui-même, incarne ce qu’il transmet, dans un souci de justesse et d’alignement.

Imagine-t-on aller consulter une diététicienne obèse ? ou encore un conseiller financier SDF ? un tabacologue qui fume ?…

De la même façon, et sans pour autant exiger de perfection, comment envisager d’écouter les conseils d’un thérapeute qui n’a pas profondément entrepris de soigner ses propres blessures ? C’est une question de congruence, me semble-t-il.

Et pour un vrai professionnel de la relation, cette congruence est sa colonne vertébrale !

 

La PNL, l’hypnose, la naturopathie, le coaching, la sophrologie, le massage… aussi efficaces soient-ils, ne sont que des méthodes, des outils. Et un bon outil ne donne pas, en soi, la garantie qu’il soit bien utilisé. La qualité de celui-ci doit pouvoir se conjuguer avec la qualité d’être, la bienveillance de celui ou celle qui l’emploie.

Chaque année, beaucoup d’hommes et de femmes se forment à des techniques pour exercer en tant que professionnels. Certains ont suivi de bons cursus, d’autres, y compris à leur propre détriment, n’ont songé qu’à aller vite ou que ce soit le moins cher possible, sans se poser d’autres questions, ou encore ont été mal informés sur les bonnes filières…

 

En tant que sophrologue caycédienne depuis plus de 22 ans, formée également à d’autres pratiques, j’ai pu observer combien l’histoire de nos clients, de nos apprenants résonne étonnamment avec nous et nous confronte à notre propre histoire. Stress, problème de sommeil, rupture professionnelle ou amoureuse, manque de confiance ou de sécurité, difficultés à de positionner, gestion émotionnelle ou de la douleur, qualité relationnelle…

Au-delà de la méthode de soin ou d’accompagnement utilisée, le thérapeute, le coach, l’énergéticien, le sophrologue… est d’abord et avant tout son propre instrument. C’est parce qu’il a pris le temps d’explorer son histoire intime avec honnêteté et dans une dimension globale, et qu’il l’a soignée, pour partie, qu’il peut se révéler un accompagnant efficace.

Ensuite, pour le client, ce n’est plus qu’une question de feeling avec la méthode et la personne elle-même.

 

Mais, alors bon, comment trouver la bonne personne qui vous fera avancer ?

Les diplômes indiquent certes un niveau d’études, renvoient à une qualité de formation, mais ne garantissent pas que la personne a véritablement travaillé sur elle ou continué à le faire, ni qu’elle ait pu rencontrer des difficultés personnelles qui l’ont mise à mal et décentrée…

Les remboursements, s’ils font du bien au portefeuille, ne déterminent en rien la qualité vraie d’une méthode. En ce domaine, les forces de lobby sont plus puissantes qu’on ne l’imagine.

Le bouche à oreille, les recommandations peuvent être de bons indicateurs. Mais, ce qui convient à l’un ne convient pas à l’autre. Chacun est unique, nous n’avons pas tous les mêmes besoins et attentes…

Quant aux références sur Google ? Rappelons-nous que l’avis ne fait pas le moine ! Et même si c’est un critère à ne pas négliger et un passage quasi-obligé maintenant pour tout professionnel, ici aussi l’authenticité côtoie le reste. J’ai récemment vu une jeune personne nouvellement installée afficher 5 beaux commentaires le cabinet pas encore ouvert…

 

Prendre le temps de trouver la personne la mieux adaptée pour nous et notre problématique permet de s’assurer un bon déroulement. Aussi, posez-vous les bonnes questions avant de vous lancer dans cette recherche et prenez patience. Le résultat final en vaut la peine !

Réfléchissez vraiment au(x) difficultés que vous souhaitez régler, à vos motivations, et comment vous envisagez de vous engager. Car chaque thérapie travaille dans un cadre différent et propose des modalités d’actions différentes. Renseignez-vous.

Quels facteurs sont importants pour vous dans le choix d’un accompagnement : Voulez-vous que cette personne vous écoute et s’efface le plus possible, ou qu’elle participe activement aux échanges ? Voulez-vous êtes pris en charge ou préférez-vous l’autonomie ?…

Mais, pour moi, en aucun cas le critère « temps/rapidité » ne devrait en être un, si ce n’est lorsque vous ressentez vraiment concrètement que l’on cherche à vous « tenir »…

 

Trouver la bonne méthode et le bon thérapeute peut prendre un peu de temps. Et puis c’est sans doute un chemin, chacun nous faisant toujours avancer d’un pas, nous permettant de nous ouvrir à autre chose.

Vous devez être prêt.e à en essayer plusieurs, éventuellement, jusqu’à ce que vous trouviez ce qui vous correspond véritablement, sans doute l’espace d’un temps.

Mais surtout et avant tout, faites confiance à ce que vous ressentez profondément. Il est essentiel de se sentir bien, compris.e et en sécurité pour être capable de se confier et d’avancer. Parfois, il faudra plusieurs séances pour pouvoir le déterminer, car certaines pratiques le nécessitent.

Ce processus peut être frustrant, j’en conviens, mais soyez persévérant.e et n’abandonnez pas ! La vie rend toujours nos recherches fructueuses quand on cherche avec ferveur.

Une fois que vous aurez trouvé la personne qui vous correspond, pour une étape donnée, vous ne regretterez pas d’avoir pris le temps nécessaire pour transformer constructivement votre existence.

 

Enfin, je voudrais ajouter, pour ceux qui peuvent l’entendre, que tout est toujours parfait au final.

Qui a besoin d’apprendre à se positionner, dire « non » et partir, sera amené à le faire. Qui doit travailler sa lucidité et son discernement, aussi. Qui n’a pas fondamentalement l’envie profonde de changer, papillonnera ou ne rencontrera pas celui ou celle qui pourrait vraiment l’aider. Qui est persuadé que ça ne marchera pas, aussi…

Il faut de tout pour tous car, en réalité, tout est toujours « travail sur soi » et « cheminement », même si on n’en a pas conscience.

Je vous souhaite bonne route 😉 !

 

SyLogo Sylvie Ducattillon Sophrologue Toulouse et Foixlvie Ducattillon

Sophrologue et Psychothérapeute, une double compétence pour mieux vous accompagner

06.89.60.12.99 – à Foix et en ligne

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