En savoir un peu plus sur la sophrologie en entreprises…

Vous êtes décideur d’une entreprise ou d’une institution, membre d’un Comité d’Entreprise, vous avez la volonté d’optimiser la santé au travail de vos collaborateurs et de prévenir les risques psychosociaux :

 la Sophrologie offre un large panel de solutions concrètes, simples et efficaces

Cette méthode compte, en effet, de nombreux outils adaptés aux différentes situations qu’un individu peut rencontrer en entreprise, ce quel que soit son poste et ses responsabilités.

S’inspirant de l’hypnose, du yoga, de la méditation pleine conscience… la Sophrologie investit peu à peu les entreprises

Cette méthode psycho-corporelle aide à combattre le stress à travers des exercices de détente physique et mentale. Aujourd’hui de plus en plus de sophrologues se déplacent dans les sociétés qui font appel à leurs services.

 

Lutte contre le stress, performance au travail, cohésion d’équipe…

Qu’apporte-t-elle concrètement au monde du travail, aux managers et leurs collaborateurs ?

Ses effets positifs dans la vie de tous les jours sont désormais reconnus par le corps médical et au-delà (sport, éducation, prophylaxie, périnatalité …) pour diminuer l’anxiété et le stress, combattre l’insomnie et certaines addictions, améliorer sa concentration, sa créativité, ses performances, augmenter ses capacités relationnelles …

Et c’est assez logiquement que les personnes ayant bénéficié de cette méthode (dirigeants, salariés, représentants du personnel, médecine du travail…) ont alors pensé à l’introduire dans le milieu du travail pour accompagner les situations de stress (changement d’organisation, réduction de personnel, accroissement d’activité …), ou aider les salariés à mieux gérer leurs émotions et accroître leur efficacité professionnelle.  

 

Ainsi la DRH peut elle décider de recourir à un(e) sophrologue quand la médecine du travail constate, par exemple, une hausse des taux d’absentéisme, d’accidents du travail, de troubles dépressifs annonciateurs parfois de « burn-out ». Dans des cas similaires, certaines préfèrent se tourner vers des psychologues du travail ou mettre en place d’emblée des plates-formes d’écoute pour les salariés. Mais la sophrologie peut se révéler une alternative intéressante où il ne s’agit pas seulement d’offrir un moment d’écoute et « bien-être » aux collaborateurs, mais également de transmettre techniques et conseils avisés, efficaces et pragmatiques qui pourront être utilisés au long cours.

La demande d’intervention peut tout aussi bien venir du C.E, voire même du CHSCT (bientôt le CSE). En effet bien-être au travail et équilibre entre sphère professionnelle et sphère privée sont des attentes chaque jour plus importantes pour les collaborateurs de l’entreprise, qui attendent des comités d’entreprise des propositions nouvelles. Chacun cherche des outils permettant à la fois de développer ses capacités personnelles et d’améliorer son existence. Ainsi, les comités d’entreprise sont-ils de plus en plus demandeurs de séances de sophrologie : une heure durant la pause déjeuner par exemple.

Comment faire ?

La mise en place d’un atelier de sophrologie peut prendre de nombreuses formes au sein même de l’entreprise (séances de groupe sur la pause déjeuner ou en fin de journée, séances individuelles, formations ciblées) comme en dehors (stages)

La sophrologue prend en charge, sur site généralement, un groupe de salariés après évaluation des besoins et définition des objectifs visés.

Lorsque la demande provient de la DRH, un plan d’action peut être mis en place sur la base d’un diagnostic. Ce plan peut comprendre, par exemple, une courte formation (un à trois jours) puis l’animation d’une douzaine de séances réparties toutes les semaines ou tous les quinze jours. Au cours d’une séance de 45 à 60 minutes, des exercices sont proposés : assis et debout, alliant respiration, tension et décontraction musculaires, visualisation… Une évaluation de ce plan peut être réalisée en cours de période (à définir), par la sophrologue et la DRH, pour  réajuster le cas échéant. L’objectif est de permettre aux stagiaires de mieux se connaître et d’assimiler les connaissances transmises pour qu’ils puissent refaire les pratiques seuls, en toute autonomie.

Proposée comme un service, une pause détente et ressourcement aux équipes, elle contribue à la sensation de bien-être au travail et constitue une véritable marque d’attention.

Après une séance, les exercices ont déjà permis de se détendre physiquement (ralentissement du rythme cardiaque), mentalement et de mieux s’oxygéner, ce qui facilite la récupération.

Rapport recommandant la sophrologie

Dans leur rapport sur la détermination, la mesure et le suivi des risques psychosociaux au travail remis au précédent Ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, le magistrat P. Nasse et le psychiatre P. Légeron recommandent la sophrologie, entre autres techniques, pour aider les employés à, je cite : « gérer plus efficacement les exigences et contraintes du travail en améliorant leurs stratégies d’adaptation aux sources de stress ou en renforçant leur résistance au stress en soulageant les symptômes associés au stress. »

Cette recommandation de la sophrologie par ces deux experts se base à la fois sur l’étude de l’impact du stress sur la performance, réalisée par les docteurs Yerkes et Dodson, et sur les résultats des différentes expériences d’introduction de la méthode au sein d’entreprises en France et à l’étranger.

La sophrologie peut être utilisée pour permettre à chacun de rester dans cette « zone optimale de stress » qui assure la performance et la productivité, tout en restant bénéfique à chacun.

 

 

Les techniques de gestion du stress proposées par la sophrologie ne sont pas là uniquement pour s’attaquer aux effets, mais aussi pour en éviter les causes. Elles permettent à chaque collaborateur de découvrir son propre seuil de tolérance et lui donnent les outils nécessaires pour éviter de passer le point de basculement.

Bien entendu et comme le préconise ce même rapport, une telle démarche ne peut s’inscrire qu’en second plan. Elle nécessite au préalable un travail de fond visant à répartir plus justement la charge de travail en fonction des effectifs, du temps de travail et des compétences de chacun, à redéfinir les responsabilités…

 

Loi de Yerkes et Dodson (source : Wikipedia)

 

Importance du mieux être au cœur de l’entreprise

Il est prouvé aujourd’hui qu’une entreprise qui fonctionne bien et qui se montre efficiente sur le long terme est une entreprise dans laquelle sa « ressource » essentielle se sent bien et où tout fait sens.

Le mal-être au travail, contrairement à ce que certains peuvent penser, est loin d’être un problème anodin. Il coûte même très cher, au plan financier mais aussi humain. Une étude menée en 2000 par Gabriel & Liimatainen a mis en évidence que les problèmes de santé, notamment psychologiques, engloutissent 3 % à 4 % du PIB au niveau européen. En France, d’après l’Institut National de Recherche et de Santé (INRS), le stress et le mal-être psychologique coûteraient près de 1,6 milliards à la sécurité sociale, soit près d’un cinquième des dépenses de la branche « Accidents du Travail et Maladie Professionnelles ». Enfin, le stress professionnel représenterait, au total, plus de 60% des journées de travail perdues à l’échelle de l’Union Européenne.

Absentéisme, baisse de productivité, chute de l’attention et de la motivation, mais aussi diminution de l’engagement des personnels, problèmes d’intégration des équipes… : le stress au travail a des conséquences importantes sur les entreprises et sur leur performance.

Mais surtout, les conséquences du stress peuvent aller plus loin et affecter profondément la santé même des personnes (collaborateurs et dirigeants) et leurs capacités à faire correctement leur travail…

Pourtant le stress semble encore trop négligé par nombre d’entreprises françaises. Mais si les choses évoluent, peu ont encore réellement mis en place une vraie stratégie de bien-être au travail permettant à chacun de décompresser.