Enfant, j’ai souvent entendu : « Sylvie, surveille ton langage ! » m’engageant à faire attention à mon vocabulaire, surtout à l’époque où les gros mots participent de notre émancipation. Et je suppose que nombre d’entre nous ont sans doute dû entendre aussi cette expression.

Mais si j’attire maintenant votre attention sur ce sujet, c’est dans une autre perspective d’anticipation des mots.

 

Pour plusieurs personnes autour de moi, les vacances approchent rapidement. Et je les entends se plaindre de la fatigue accumulée : « vivement la pause, je n’en peux plus ! ». Elles ont hâte de s’arrêter, déclarent qu’elles sont au bout du rouleau, qu’elles manquent d’énergie…

Cela fait partie de l’expérience de vivre des « down », des baisses d’énergie lorsque l’on travaille fort, que l’on est confronté à de gros écarts de températures que le corps doit absorber, que les informations nous harcèlent, nous mettant constamment en tension…

En revanche, surtout dans ces moments-là, sommes-nous attentifs à notre vocabulaire ?…

 

Il est important de ne pas négliger notre langage, de faire attention à ce que nous exprimons, vis-à-vis de nous-même comme des autres.

 

Dans notre existence, les mots (les pensées, les questions) se bousculent dans notre tête dès notre réveil, voire la nuit jusqu’à parfois nous empêcher de dormir.

Face à notre conjoint.e, nos enfants, nos ami.es, nos collègues, notre travail, notre chat, l’arbre dans le jardin… il y en a des tas qui se bousculent sans cesse.

 

Les mots font partie de notre condition humaine. Ils sont omniprésents, en nous, sans que nous y prêtions davantage d’attention que ça, même si, parfois, certains restent un peu plus accrochés que d’autres.

 

En réalité, les mots agissent avec force sur nous.

Ils influencent toutes nos journées. Ils ont le pouvoir de changer notre état d’esprit à chaque instant.

Ils ont même, en un certain sens, le pouvoir de transformer nos vies.

Les mots découlent de nos croyances et conditionnements. En faisant évoluer nos croyances racines, nos pensées, nos mots viennent à changer.

 

L’impact des mots est indéniable et palpable, lorsque l’on est à même de bien ressentir ce qui se vit en nous.

Les mots sont bien plus qu’un simple moyen de communication. Ils sont, comme une musique, porteurs d’une vibration qui influence notre état d’être.

Quelque soit votre état actuel, posez-vous un instant et répétez intérieurement et avec émotion durant 1mn : « Je suis fatigué.e, je n’en peux plus. Je suis épuisé.e ». Et ressentez, observez votre corps au fur et à mesure…

Maintenant, soufflez plusieurs fois profondément, puis répétez plusieurs fois aussi : « Je suis plein.e d’énergie ! Je suis au top ! Je me sens de mieux en mieux ! ». Qu’observez-vous maintenant ?

 

Il est essentiel de bien choisir nos mots, car ils améliorent ou non notre réalité.

En sophrologie, il ne s’agit pas de nier ou refouler notre réalité objective. Si nous ressentons de la fatigue, il faut en prendre soin concrètement, mettre en place les mesures nécessaires !

Mais le répéter à longueur de journée ne changera pas la situation, et au contraire l’accentuera.

 

Alors, quels mots utilisez-vous le plus souvent ? Des mots stimulants ? Ou affaiblissants ?

 

C’est la même chose avec les questions.

Quelles sont les questions qui vous viennent le plus régulièrement à l’esprit ?

Par exemple, imaginons que vous appreniez que vous êtes licencié.e et que vous vous interrogiez : « Pourquoi moi ? Pourquoi est-ce c’est toujours à moi qu’arrivent les tuiles ? »…

Pouvez-vous sentir la vibration négative qui est émise ? Ressentez-vous concrètement votre corps qui s’affaisse et votre gorge, peut-être, qui se noue ?

Et pourtant, ce ne sont que des mots, dirait-on ordinairement…

 

En revanche, si à la place vous dites : « Qu’est-ce que j’ai à apprendre de cette situation ? Comment peut-elle me faire grandir ? Comment puis-je aller vers du mieux maintenant ?». Observez que, déjà, c’est plus positif. On se sent davantage porté.e à l’action, prêt.e à trouver des solutions et donc ouvert.e aux opportunités !

Et on les verra davantage, parce que notre état d’esprit est davantage prêt à les accueillir !

 

Plus grande sera la qualité de nos questionnements et des mots choisis, meilleures seront les réponses que nous obtiendrons.

 

Maintenant, j’ai un petit challenge pour vous :

La prochaine fois que vous ne vous sentirez pas très bien, écoutez le langage que vous utilisez, intérieurement ou extérieurement. Puis redressez-vous, respirez et utilisez des mots positifs, rapidement. Vous verrez votre état d’esprit évoluer instantanément. Essayez !

 

Choisir avec soin et pertinence notre vocabulaire est très important. La présence à soi, développée grâce à la pratique régulière de la sophrologie caycédienne, nous y aide grandement.

Mes parents n’imaginaient certainement pas à quel point cette recommandation avait du sens, mais je les remercie !

 

SyLogo Sylvie Ducattillon Sophrologue Toulouse et Foixlvie Ducattillon

Sophrologue et Psychothérapeute, une double compétence pour mieux vous accompagner

06.89.60.12.99 – à Foix et en ligne

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