Sylvie Ducattillon – Sophrologue & Psychothérapeute – Foix, Ariège
8, chemin des Lavandières
Saint Jean de Verges 09000
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E-mail: hostmaster@sylvieducattillon.fr

Il est aujourd’hui prouvé qu’un état d’esprit serein est un excellent antidote au stress.

De nombreuses recherches s’accordent à dire que les personnes qui adoptent une attitude positive sont moins susceptibles de souffrir de dépression, d’anxiété et même de certaines maladies, les maladies cardiovasculaires arrivant en tête.

Par ailleurs, on se sent plus heureux et on est plus ouvert, ouvert aux opportunités et changements que propose la vie.

Et il est vrai qu’une personnalité positive est globalement plus lumineuse, agréable et attirante.

En revanche la positivité a aussi ses faces d’ombre et, mal employée, elle peut véritablement devenir un problème.

 

  1. La positivité pour se fuir, ou s’enorgueillir

De quoi s’agit-il ?

Et bien de cette injonction qui consiste à toujours se montrer positif et heureux, à ne pas prêter attention à ses émotions inconfortables, désagréables et à les mettre sous le tapis le plus vite possible dès qu’elles pointent le bout de leur nez !

C’est à force d’accueillir nombre de clients affectés de cette problématique que j’ai eu envie d’aborder le sujet aujourd’hui, après avoir observer comment une positivité mal comprise pouvait leur revenir en boomerang sous forme d’un état émotionnel exacerbé ou d’une maladie.

 

Savoir tourner son regard sur ce qui va bien en nous et autour de nous est constructif, c’est même l’un des grands piliers de la Sophrologie caycédienne. En revanche cette attitude positive peut devenir toxique lorsqu’elle est utilisée pour nier ou fuir une réalité que la vie nous invite à aborder.

Par ailleurs, nombre de personnes qui s’intéressent au développement personnel, mais sans trop creuser, pensent que la qualité de leurs pensées et de leurs émotions détermine leur valeur. Du coup l’équation devient, pour elles, la suivante : si je cultive du positif, je suis une « bonne personne », voire je suis « meilleure que » celle qui affiche du « négatif ». Et il est vrai que l’on se sent beaucoup mieux lorsque l’on développe du positif au quotidien.

Ici lorsque la personne déployant du positif se perçoit comme réussissant mieux sa vie, ne serait-ce que spirituellement, voire comme supérieure aux autres, pointant alors du doigt les gens qui se plaignent ou qui ont quelque chose qui ne va pas, elle ne s’aperçoit peut-être pas qu’elle cultive l’orgueil, et refoule éventuellement régulièrement des parts d’elle qui ont besoin d’évoluer.

 

Actuellement l’idéalisation qui nous est servie dans cette société, au travers de nombreux médias, publicités, réseaux sociaux, tend à nous pousser dans cette direction : on nous vend le diktat du « beau fixe permanent » !

Mais quand est-il de la réalité de la vie ? Après le décès d’un proche n’est-il pas normal d’avoir du chagrin ?… Faut-il vraiment avoir repris le dessus 1 mois après ?… S’agit-il d’utiliser la positivité pour diminuer l’importance d’une expérience qui est difficile à vivre ?

Ainsi est-on encouragé à ne ressentir que des émotions agréables et à fuir les désagréables, en arborant un masque au sourire… souvent figé.

 

La vérité est que toutes les émotions sont traversantes, de passage, et elles sont à accueillir pour venir entendre le message qu’elles ont à nous livrer, pour que nous puissions alors y répondre adéquatement et mieux prendre soin de nous.

Et, dans le cas contraire, la vie prendra d’autres chemins pour se faire entendre de nous.

Ce sont nos émotions qui nous guident pour nous diriger dans notre vie, au travers ce qui fait chanter notre cœur ou pas, par exemple, ou pour nous permettre de nous protéger lorsque c’est nécessaire. Alors comment faire si notre aversion pour l’inconfortable nous conduit à ne pas nous intéresser à cette part de nous, dont l’objet est pourtant de nous permettre de mettre de l’ordre en nous ?

 

Bien sûr je n’encourage pas ici à verser dans la négativité à la moindre contrariété, ni à se repaitre de plaintes ou de colères à longueur de temps.

Et il ne s’agit pas de remettre en question notre aspiration à nous sentir bien dans notre vie, ni notre préférence, en général, pour le positif et les interactions avec les gens positifs et agréables. Les vibrations sont d’ailleurs de nature plutôt « contagieuses », n’avez-vous pas remarqué ?

Tout cela est constructif et énergisant, bien sûr.

 

En revanche il s’agit de savoir faire preuve de discernement, de venir prendre du recul et d’observer.

On parle de positivité toxique lorsque, dans la vie de tous les jours, où d’ailleurs personne ne se sent bien tout le temps en réalité, les émotions difficiles à côtoyer (mais absolument pas et résolument pas négatives), sont systématiquement et promptement évacuées, sans écoute préalable, à l’image d’un problème qu’on doit éradiquer automatiquement ou d’un manquement à un code de bonne conduite.

La positivité toxique peut pousser ainsi à se cacher ce que l’on vit vraiment.

  1. La brutalité de la positivité au niveau relationnelle

Si les conséquences d’une positivité mal comprise peuvent parfois s’avérer tragiques pour la personne elle-même, elles peuvent l’être également au niveau de ses relations.

Ainsi une femme qui se dit « positive », par exemple, peut-elle blesser son amie qui traverse des difficultés et n’arrive pas à l’être, en la sermonnant, la culpabilisant, la faisant se sentir en échec…

Elle peut, en outre, minimiser le ressenti de cette dernière en lui affirmant d’emblée que « ça n’est pas si grave ! »… sans chercher à comprendre ce que cela vient toucher au plus profond de celle-ci, tout en lui plaquant sa façon de fonctionner.

Les injonctions à voir la vie plus positive peuvent faire mal et renvoyer violemment une personne en difficulté à plus de mal-être, de solitude, avec la honte d’être soi…

 

A bien y regarder nous sommes toutes et tous, potentiellement et tour à tour, l’une ou l’autre de ces deux personnes.

L’intention est rarement mauvaise, mais il y a un préalable indispensable pour apporter une bonne réponse à chaque émotion. Et cette répartie dictatoriale est le plus souvent le reflet de notre mal être à faire face, nous-même, à nos propres émotions : gêne, impatience, incompréhension, impuissance… Chacun ne fait que reproduire, le plus souvent, le soutien malhabile ou tragique qu’il a lui-même reçu lorsqu’il ou elle ressentait, enfant, des émotions difficiles, voire douloureuses.

Tout le monde ressent des émotions inconfortables, dites mauvaises ou négatives, mais cela ne dit rien de nous à priori. En revanche, ce que l’on en fera, avec justesse ou pas, fera la différence.

 

La positivité s’avère également toxique lorsque, dans un groupe (familial, professionnel, de développement personnel ou spirituel…) tout le monde est tenu d’aller toujours parfaitement bien !

Encore une fois, il ne s’agit pas d’encourager le déversement de plaintes continuelles, d’apitoiements perpétuels de personnes immatures, qui sapent tout le monde et aspirent vers le bas.

En revanche l’autre extrême, le « totalitarisme positiviste », conduit chaque individu à mourir à lui-même en apprenant à taire et cacher ses ressentis, à les refouler par peur d’être jugé ou exclu. Ainsi chacun se trouve-t-il ici coupé, peu à peu, d’une de ses fonctions vitales pour se connecter à lui-même dans son essence, puis aux autres : sa réalité émotionnelle.

 

Ainsi donc la « positivité à tout prix » peut elle revêtir un visage bien sombre.

L’injonction à se sentir bien tout le temps peut être nuisible aussi bien à l’individu qu’au collectif, coupant celui-ci de la richesse et du vivant de chacun.

En revanche, je le répète à nouveau, il ne s’agit pas non plus de faire l’apologie de la négativité sans rien faire et d’entretenir l’autre dans la plainte et la victimisation.

Et puis il y a des lieux, comme le milieu professionnel par exemple, où une certaine retenue de son ressenti est parfois nécessaire, sans négation absolue pour autant, mais en mettant en place peut-être des espaces appropriés sur les bons sujets auprès des bonnes personnes.

 

  1. Utiliser la positivité à bon escient

C’est d’abord en nous et pour nous que tout se joue.

Très jeunes nous avons, pour beaucoup, appris, directement ou indirectement, par l’observation, que nous étions moins dignes d’être aimé ou accepté lorsque nous nous montrions en colère, triste, peureux, déçu, …

Cette expérience de non accueil, de rejet, de jugement de nous avec nos émotions désagréables, nous l’avons internalisée et faite nôtre.

Ce d’autant que nous avons, pour certains, prêté également une oreille trop attentive à quelques enseignements spirituels ou de développement personnel ou de psychologie positive… mal compris.

 

Tant et si bien qu’aujourd’hui, c’est d’abord nous qui nous jugeons et nous trouvons pénibles dans cet état-là, et faisons en sorte de le supprimer parce qu’« on ne devrait pas ressentir ça », au lieu de prendre un temps pour s’intéresser à nous, pour aller à la rencontre de cette part de nous pour commencer par l’écouter, sans jugement, avec compréhension et patience.

 

Encore une fois, il est bien sûr qu’en étant plus positif, plus optimiste au quotidien, on se sent mieux et plus ouvert. On a davantage d’élan, notre vibration est plus légère, on se sent davantage connecté à notre pouvoir et nos ressources. C’est pourquoi, la positivité est bien un des piliers de la Sophrologie caycédienne, mais pas pour nier notre réalité !

Au travers cette méthode, il s’agit de demeurer en Conscience de ce qui se vit, non pas pour appliquer une formule « mathématiques toute faite ».

La Sophrologie caycédienne, telle que transmise par son fondateur qui m’a formée, nous invite à nous nourrir de choses réellement constructives, une positivité choisie mais réelle, corrélée à notre vécu authentique, pour ensuite pouvoir aller de l’avant, avoir l’énergie et la force nécessaire d’aborder ce qui doit l’être.

Apprendre à accueillir, avec bienveillance et sans jugement, ce qui se vit, à l’écouter, à le comprendre à la lumière d’un esprit sain, pour mieux agir en conséquence, avec valeur et justesse. Pour ne plus ni fuir, ni subir, mais non plus ni sublimer, ni faire l’autruche…

 

Ce que je souhaite pointer ici c’est l’importance du discernement et de la justesse d’action vis-à-vis ce qui se vit en soi dans l’instant, pour ne pas réprimer ce qui se joue au niveau de notre essence, sans pour autant encourager et cultiver les « parts malades ».

C’est ce que j’enseigne dans mon travail d’accompagnement, mêlant différents outils et mon expérience, afin de vous aider à faire de vos émotions de vraies alliées, en sachant leur apporter une plus juste réponse.

 

SyLogo Sylvie Ducattillon Sophrologue Toulouse et Foixlvie Ducattillon

Sophrologue et Psychothérapeute, une double compétence pour mieux vous accompagner

06.89.60.12.99 – en présentiel à Foix et en ligne

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