La Pleine Conscience: Sans doute en avez-vous déjà entendu parler, mais sans vraiment savoir de quoi il s’agit au juste ?
Dans cet article je vous propose 2 exercices pour commencer à toucher du doigt la pratique de la pleine conscience, et je vous explique en détails comment faire.

Nombreux sont ceux qui ne comprennent pas cette expression. En effet, ils se lèvent le matin et se pensent pleinement conscients, prêts à vivre leur journée…
Pourtant, si l’on veut bien observer, on peut déjà se rendre le compte à la fin de celle-ci que nous avons effectué nombre de tâches sans vraiment avoir été présent/e à ce que nous faisions.

En fait, il faut savoir que nous sommes inconscient/es plus de 90% de notre temps.

Être inconscient signifie que nous n’agissons pas en conscience, mais réagissons plutôt à ce qui se présente et se propose à nous. Ce qu’il est coutume d’appeler : fonctionner en « pilotage automatique ».
Le réveil sonne le matin et nous courons prendre notre douche. Nous ne nous interrogeons pas sur le besoin précis de notre corps à ce moment-là. Nous ne nous interrogeons pas sur notre façon de tourner le robinet, de sentir le métal sous nos doigts, ni sur l’orientation que nous allons donner au pommeau de douche…
En fait, notre cerveau a enregistré, au fil du temps, tout un tas d’informations que nous avons apprises et que nous répétons ensuite sans plus y réfléchir.

Ce sont les habitudes qui prennent peu à peu le pas sur notre présence à nous-même.

J’en ai déjà parlé…

…il nous arrive à tous, par exemple, de prendre la voiture et de faire le trajet pour nous rendre au travail de façon totalement « robotisée », comme si nous étions « endormi/es ». Et l’on arrive, incapable de se souvenir de quoique ce soit de ce qui s’est passé en chemin. En fait, nous étions dans notre tête à penser à autre chose, comme hypnotisé/es par nos pensées, pendant que notre cerveau conduisait la voiture.
Et pourtant le plus souvent, et c’est heureux, si quelqu’un traverse devant notre véhicule, nous aurons le réflexe de freiner. Notre cerveau, si nous ne sommes pas trop embrumé/es, nous mettra en état d’alerte à ce moment-là.

Oui, il est important de réaliser que nous sommes « inconscients » la plupart du temps, emporté/es dans les limbes de nos 60 à 90 000 pensées par jour, même s’il nous semble que nous sommes « réveillé/es ».

A contrario, la pleine conscience c’est être pleinement là, ici et maintenant, présent/es à ce qui se vit en nous et autour de nous.
Être dans l’instant, l’instant présent, c’est ce que je fais, à ce moment, de façon consciente.
C’est porter notre attention de façon intentionnelle à ce qui se manifeste, et sans juger l’expérience.

Par exemple, l’autre ne m’a pas forcément « mal parlé »…

Il a dit quelque chose et ce quelque chose m’a touché/e, mais son intention n’était pas forcément de me blesser, ou encore, ces mêmes mots n’auraient pas affecté une autre personne…
Les faits, sans juger, sont : cette personne a dit cela.

Alors comment prendre conscience de ce que nous vivons et lâcher peu à peu le mode « automatique » ?

Et bien nous pouvons commencer par nous observer.
Nous observer lorsque nous parlons, par exemple : Que sommes nous en train de dire ? Quel est le débit de nos paroles ? Comment bougent nos mains ? Est-ce que nous ressentons l’air sur notre visage ou le mouvement de notre respiration ?…
Il s’agit de nous ramener à ce que l’on vit et ce que l’on ressent sur le moment.
On se reconnecte à notre corps, à nos sens, à nos ressentis, encore une fois sans juger, ni prêter d’intention à quiconque. On reprend simplement contact avec toutes ces choses qui passent complètement inaperçues.

Certains pourront objecter et se dire que c’est très bien d’aller vite et de ne pas prêter attention, justement à tous ces petits détails de ce qui se vit !
Pour autant, c’est ainsi que notre vie nous échappe

On peut, par exemple, passer sur des choses qui finiront par nous rattraper malgré nous.
Admettons que nous arrivions au travail et qu’un collègue ne nous salue pas.
Cela a crée quelque chose en nous, au moment où cela se produit. Un petit pincement, une chaleur… Nous avons perçu une émotion et puis nous sommes passés à autre chose.
Mais cette petite pensée revient, insidieusement, et plus encore si ce collègue ne nous adresse plus franchement la parole. L’émotion monte en nous… et peut venir nous stresser, nous angoisser, nous nouer l’estomac sans même que nous nous en rendions compte.

Car la tête a jugé que c’était une petite chose sur laquelle vous allions passer…mais le corps, qui ne ment pas lui, nous dit tout le contraire.
Et le soir nous avons mal au ventre mais en omettant de faire de lien…

La pleine conscience permet de revenir dans l’instant présent, donc dans notre réalité profonde ; dans une certaine paix, une certaine quiétude aussi, quand on y est vraiment.

Cela fait beaucoup de bien, car notre cerveau qui travaille sans cesse est quelque peu mis sur « pause ».

La méditation de pleine conscience, tout comme certains exercices de sophrologie, nous entraînent à être présent/e à ce qui se vit en nous et autour de nous, en évitant de suivre toutes les pensées qui nous traversent, et en se focalisant plutôt sur note ressenti physique.
L’objectif ici est de se faire du bien et de revenir à plus de conscience sur ce qui est et se vit véritablement.
L’esprit est plus tranquille, on se ressource davantage par moins d’énergie gaspillée. On retrouve plus de calme, de sérénité. Cela nous permet même de prendre un peu de recul et de gérer plus adéquatement nos émotions.

Cela nous amène plus de discernement sur ce qui se passe effectivement à l’intérieur de nous, sur ce qui est à l’œuvre sans qu’on le voie et qui nous conduit, parfois, à faire des choses que l’on peut regretter ensuite, ou encore accumuler des griefs qui nous pourrissent la vie.
Les bienfaits de la pleine conscience ne sont plus à démontrer, que sa pratique soit incluse ou pas dans une séance de sophrologie, et il y a des études qui fleurissent partout pour en souligner les mérites.

Mais si vous êtes prêt/es, je vous propose maintenant un exercice de sophro – pleine conscience, pour tester :

cliquez sur la flèche ci-dessous…

Sylvie Ducattillon SophrologuePleine conscience

J’espère que ce petit extrait vous aura aider à commencer à appréhender ce qu’est la pleine conscience et à être attentif à des choses qui vous concerne mais peuvent vraiment passer inaperçues.

Notre corps nous envoie quotidiennement des messages. Et avant d’avoir un ulcère, par exemple, il a au préalable envoyé des tas de signaux pour que nous changions, fassions évoluer quelque chose dans notre vie.

Par ailleurs, plus on s’entraîne, plus ça nous fait du bien. Plus ça va augmenter également notre concentration, notre mémorisation…
1 minute par jour peut suffire au début, répétée 6 ou 7 fois dans la journée.

La deuxième pratique que je vous propose aujourd’hui est de venir vous doucher en pleine conscience, un exercice que j’avais déjà proposé en défi pendant le confinement.

Laissons aller toutes nos pensées inutiles…

…et retrouvons, en demeurant concentré/e, la simplicité de l’instant présent, à l’occasion de notre douche.
Commençons par faire couler l’eau, et à partir de cet instant, nous allons noter tout ce qui se passe en mettant tous nos sens en alerte.
Ainsi, sentons les muscles des doigts qui tournent le robinet puis l’eau qui coule sur notre peau. Écoutons les sons qu’elle fait lorsqu’elle s’écoule, et que les gouttes tombent. Prenons conscience des différences de température, sur la peau mouillée ou quand nous promenons le jet de douche sur nous.
Saisissons notre savon préféré et apprécions sa texture qui se modifie au fur et à mesure qu’il mousse. Humons son odeur. Sentons-là, dans nos narines, nous envelopper…
Maintenant, étalons délicatement la mousse sur notre bras, notre corps. Percevons la caresse de notre main sur notre peau, le velouté du savon…
Etc…

Le but est de nous détacher des pensées qui tourbillonnent dans notre tête en nous « raccrochant » au corps, et nous réveiller ainsi en douceur ou nous relaxer si nous préférons prendre notre douche le soir.
Dès qu’une pensée se forme dans notre esprit, prenons-en conscience au plus vite et revenons à la présence au travers de nos sensations.
Soyons pleinement conscient/es de ce que nous faisons à l’instant T, de manière à ressentir les bienfaits de cette pratique de pleine conscience. Et prenons conscience de comment nous nous sentons à la fin.

Voilà, j’espère que cela vous aura été utile.

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Et je vous retrouve très bientôt, bonne semaine !

SyLogo Sylvie Ducattillon Sophrologue à Toulouse et à Foixlvie Ducattillon

Sophrologue et Psychothérapeute, une double compétence pour mieux vous accompagner

06.89.60.12.99 – à Toulouse, à Foix et en ligne

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