Sylvie Ducattillon – Sophrologue & Psychothérapeute – Foix, Ariège
8, chemin des Lavandières
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papillon sur une grenouille

Interdépendance…

Les hackers sont de retour… Mais ce n’est pas mon sujet du jour 🙂

Aujourd’hui je voudrais évoquer une évidence, si on veut bien observer, mais pourtant si éloignée encore, me semble-t-il, de notre quotidien.

 

Nous sommes tous en situation d’interdépendance, c’est une réalité concrète.

Aujourd’hui nous vérifions encore que, si un virus se développe au fin fond de la Chine, il finit par toucher le monde entier.

Que lorsque la grêle ou la sécheresse s’abatte sur les récoltes, frappant vertement les agriculteurs, c’est aussi notre porte-monnaie et la qualité de nos assiettes qui en subissent les conséquences.

Qu’un accident nucléaire se déclare à Tchernobyl en Ukraine à près de 2500km, et le nuage radioactif, poussé par les vents, contamine l’Europe et impacte la France. Cancers de la thyroïde et leucémie, entre autres maladies, ont affecté des hommes, des femmes, des enfants, dans notre pays.

On voit bien que tout est lié, que nous sommes dépendants du sort d’autrui, du boulanger, du maçon, de l’électricien… soit-il à l’autre bout du monde.

Que ferions-nous seul/e ?

Cesium en europe

Et pourtant, nous sommes une société qui loue l’individualisme, le chacun pour soi…

Les évènements actuels, aussi bien climatiques, sanitaires, économiques, que sociaux… nous montrent combien nous faisons fausse route et qu’il est urgent de corriger !

On se moque bien de nos amis africains qui souffrent de sècheresse, de pauvreté, de manque de soins, de guerres… Mais on se plaint des déferlantes migratoires.

 

Nous sommes tous liés : humains, mais aussi animaux, végétaux, Terre, atmosphère…

Et pourtant, nous maltraitons tout et n’avons d’yeux que pour notre « petit plaisir » personnel.

Si nous pouvons nous faire croire, à court terme, que nous nous en sortirons mieux en étant égoïstes et en restant indifférents aux autres ; sur le moyen-long terme, nous réalisons vite que la conscience de l’interdépendance est plus constructive, voire même une condition de survie aujourd’hui.

La crise actuelle est un vrai bon moment pour le comprendre.

Respecter les autres (le vivant), cultiver l’altruisme est un état d’esprit que chacun peut développer, dès à présent, chacun dans son quotidien. Ne serait-ce que lorsque l’opportunité se présente devant nous. Mais aussi dans nos actes de quotidien, de citoyens et de consomm-acteurs.

 

Et si d’aucuns prônent leur succès personnel, ils n’en sont pas moins redevables aux autres.

Ainsi, par exemple, si j’ai pu réussir mon examen, c’est certes parce que j’ai fourni un effort personnel, mais je n’en ai pas moins été aidé/e par mes enseignants, par ceux qui ont édités les livres que j’ai consulté, par le chauffeur de bus qui m’a emmené/e sur les lieux des épreuves…

 

L’indépendance est un leurre.

La terre vue de lespace

 

Il me semble aujourd’hui important de pouvoir :

  • reconnaitre la part que chacun amène dans notre vie, ne serait-ce que le menuisier qui a fabriqué le bureau sur lequel j’écris ces quelques mots…
  • rendre grâce de la présence et la vie de chacun,
  • considérer le vrai flux de la vie : je donne et je reçois.

Les insectes disparaissent, et c’est une catastrophe. Même si je ne les apprécie pas tous… :/  ils sont tous utiles à l’équilibre de la Vie.

Au cours des trente dernières années, ce sont les trois quarts de la population mondiale d’insectes qui ont disparu. Et certaines espèces sont désormais éteintes.

Notre mode de vie est la cause de cette hécatombe silencieuse, qui menace de perturber gravement l’équilibre naturel de la planète.

En effet, les insectes servent de nourriture aux oiseaux, et favorisent également la pollinisation. 75% de la production de nourriture, au niveau mondial, dépendent des insectes pollinisateurs. 60 à 90% des plantes sauvages ont besoin de ces insectes pollinisateurs pour se reproduire…

Mesange sur un arbre en fleurs

La conscience de l’interdépendance est là pour nous reconnecter au respect du vivant, sous toutes ses formes, à la solidarité, à la gratitude, à la responsabilité.

 

 

L’interdépendance n’est pour autant pas l’apologie du manque d’autonomie, qui concerne la capacité d’un individu à se prendre en charge, au maximum, par lui-même.

Le chemin de l’autonomie passe, depuis  notre enfance, par ce travail primordial de développement de nos aptitudes et facultés (être autonome pour sa toilette, pour ses déplacements, pour son travail, pour ses achats…).

L’interdépendance se situe, quant à elle, dans le champ du relationnel.

Nous vivons dans un monde où chacun est appelé à développer son autonomie, tout en réalisant les relations réciproques qui existent entre tout et tous.

Premiers pas

Ce que nous sommes, notre monde, tout ce qui existe, tout ce qui est connu… il n’est rien qui ne soit dépendant de quelque chose d’autre.

Il semble que l’interdépendance soit omniprésente.

C’est ainsi que notre monde est conçu. L’ignorer, c’est méconnaitre un grand principe de Vie.

 

Notre bien-être dépend il aussi de la qualité du bien-être des autres.

Ainsi est-il absurde de poursuivre un bonheur purement individuel, occidental voire franco-français, un bonheur acquis au détriment ou dans l’oubli d’autrui.

Cette position égocentrique, encore une fois je me répète, nous porte préjudice à terme.

Et nous en faisons aujourd’hui le triste constat.

Celui d’un quart de la population mondiale qui a vécu de façon égoïste, a pillé et souillé la Terre, sans pour autant s’être rendu véritablement heureux.

Main dans la main

 

Nous sommes responsables de notre contentement en reconnaissant les lois de la Vie, en apprenant à les respecter et à mieux nous connaitre.

Sans doute est-il temps que nous changions d’attitude, que nous avancions sur un autre chemin.

Plus nous nous engagerons à être en harmonie profonde avec la Vie en nous, plus nous serons à l’écoute de cette voix intérieure – plus sûre, plus juste et meilleur chef d’orchestre que celle de nos sociétés dites « évoluées » -, plus nous éduquerons notre égo en le remettant à sa juste place, et mieux nous et notre monde nous porterons.

 

SyLogo Sylvie Ducattillon Sophrologue Toulouse et Foixlvie Ducattillon

Sophrologue et Psychothérapeute, une double compétence pour mieux vous accompagner

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